Question posée en réunion publique :
La commune de Faches-Thumesnil a voté une déclaration d’urgence climatique, afin de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d’ici 20 ans, pour répondre à l’enjeu écologique. L’augmentation de 79% du trafic va à l’encontre des recommandations faites par les scientifiques et des efforts fournis au niveau local pour réduire l’empreinte carbone. Le développement du trafic va à l’encontre du plan climat de la MEL, ayant pour objectif de réduire de 45% ses émissions à horizon 2030. Pouvez-vous expliquer l’impact des compensations prévues par le projet, en sachant que l’augmentation du trafic, à terme, augmentera les émissions carbone ?
Réponse apportée en réunion publique :
Le maitre d’ouvrage est soucieux des émissions de gaz à effet de serre.
La réduction des émissions des GES s’inscrit premièrement au niveau de l’aéroport en réduisant les émissions de la plateforme. L’aéroport s’inscrit dans le programme ACA (Airport Carbon Accreditation), avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2027 grâce à la réduction au maximum des émissions sous la responsabilité de l’exploitant et à la compensation des émissions résiduelles.
Deuxièmement, l’aéroport n’est pas le seul à générer des gaz à effet de serre, c’est pourquoi l’ambition est de permettre aux voyageurs qui aujourd’hui prennent leur voiture pour se rendre dans des aéroports plus lointains, de prendre l’avion à Lille, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre associées. De plus, des actions sont mises en place afin d’augmenter la part modale des transports en commun.
Le troisième pilier repose sur l’amélioration de la performance énergétique des avions, avec la modernisation des flottes aériennes. Le secteur aérien est sensibilisé à l’enjeu de réduction des émissions carbone. Il y a une transformation du secteur, qu’Aéroport de Lille SAS souhaite accompagner.
Enfin, l’aéroport de Lille est un facilitateur de mobilité, service public qui met à disposition de la population un transport aérien en complément du transport ferroviaire. C’est au public de décider du mode de transports qu’il prendra. C’est pourquoi, à la suite de l’identification d’un besoin de moderniser l’aéroport, ce projet a pour objectif d’accompagner une croissance maitrisée, à savoir, 12% pour les 20 prochaines années.
L’évaluation environnementale du projet comportera un bilan exhaustif des émissions de GES.